Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Newsletter

Saisissez votre e-mail pour vous inscrire à "CdHo Théâtre - Un lieu, une compagnie, des ateliers" et être alerté par mail lorsque de nouveaux articles sont publiés.

 * À tout moment, vous pouvez retirer votre consentement via le lien de désinscription situé en bas de nos emails ou sur simple demande à dpo-ob@webedia-group.com. Pour en savoir plus, consultez notre politique de protection des données.

journal-tome1 

 

 

 

 

Dans l'histoire du théâtre français,

il y a deux périodes:

avant et après Copeau.

Albert Camus

 

 

 

 


Écrivain, acteur et directeur de théâtre français né à Paris en 1879, mort à Beaune en 1949, proche de Louis Jouvet. Metteur en scène notamment à la Comédie française, conférencier, critique littéraire et dramatique pour plusieurs journaux parisiens, il est, avec André Gide, l'un des fondateurs de la Nouvelle Revue française (1909).Il est également à l'origine de L'Ecole, nouvelle école de théâtre dirigée par Jules Romains.

Passionné très jeune pour le théâtre, il passe rapidement à la rédaction de pièces et signe des comédies.

"En mai 1909, dans un long article sur « Le Métier au Théâtre », il décrit la corruption du théâtre commercial et dénonce l'abandon de toute idée de création, la facilité et la vulgarité qui dominent sur la scène contemporaine. Sa démarche s'oppose à  l'esthétique réaliste de la fin du XIXe siècle- tel le théâtre de boulevard commercial-, considérant que celle-ci empêche la bonne compréhension du texte  et un réel travail sur les personnages".

En 1913 il crée le Théâtre du Vieux-Colombier. Avec des acteurs formés selon ses méthodes, il met en pratique une technique théâtrale de la mise en scène plus ascétique (refus du décor, de l'accessoire, de la machinerie),  et privilégie le texte servi par l'acteur.  Pour lui la priorité est au texte dramatique sur le  « tréteau nu ».

Exigences morales et esthétiques, rigueur et discipline, travail collectif et communion autour du chef, vie communautaire strictement réglée, entrainement corporel, improvisations, jeu de masques, échange de rôle, explications de texte; ses méthodes feront des adeptes!  Ainsi se crée une troupe homogène, enthousiaste, où les acteurs sont rompus à tous les emplois.

Plus tard, il élargira son public en approchant un répertoire dramatique plus «populaire» de 1924 à 1929, quand il se retira en Bourgogne avec un groupe d'élèves et de disciples, les Copiaux.

 

Sa démarche vise aussi à constituer un public fidèle à sa démarche globale et avec qui il établi une véritable relation. Le metteur en scène souhaite retrouver en province, auprès d'un « public moins frivole, moins distrait, moins surmené de plaisirs, moins énervé par les variations constantes de la mode, moins détraqué dans son goût et moins affolé dans son jugement que le public de Paris », une authenticité de l'art de la scène.

Il se retire en province en 1941, refusant de satisfaire les occupants allemands, et publie un essai sur le Théâtre populaire.

On dit qu'en Europe occidentale, il y eut à cette époque deux influences pédagogiques du théâtre,  celle de Stanislavski, qui trouvé sa niche dans la formation des acteurs de cinéma et de théâtre naturaliste et de celle de Copeau qui a engendré des innovateurs théâtrales:..... Artaud, Barrault, Decroux, Strehler, Saint-Denis, Marceau, Brook, Johnstone.... Le London Old Vic Theatre School, l'École nationale de théâtre du Canada, et la Julliard Acting School de New York ont ​​tous été fondés sur les principes et les techniques de Copeau.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :