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Un article de Pierre-Laurent cuvelier (L'Avenir) 02/12/2011

 

facadeDepuis près de 40 ans, le petit théâtre familial de la Grand-Rue a su se frayer un chemin, malgré une menace de fermeture en 2009.
Dans un monde où les évolutions, notamment technologiques, sont quasi permanentes, le petit théâtre familial du C.D.H.O (Centre Dramatique du Hainaut Occidental) apparaît un peu comme un ovni ! Contre vents et marées, ce lieu d’expression théâtrale, installé en plein cœur de la Grand-Rue, a traversé le temps avec plus ou moins de succès, à tel point que le cap des quatre décennies est près d’être franchi.

 

Des hauts et des bas
Fondée en 1973 par le Chiévrois Claude Delépée, un inconditionnel du sixième art, cette association théâtrale avait comme vocation principale de donner l’opportunité à des comédiens amateurs d’exprimer leur talent sur scène, via la création d’une compagnie.
«Les artistes bénévoles se produisaient dans différents endroits, dont à l’hôtel de la Couronne, à Belœil, où le premier spectacle a été présenté», explique l’actuelle présidente du C.D.H.O, Christine Vander Maren, qui a succédé à Claude Delépée en octobre 2009.
Quatre ans après sa création, l’ancienne cité bonnetière, qui pouvait se targuer de jouir d’une position centrale dans le Hainaut Occidental, fut choisie pour abriter ce studio théâtre, aussi appelé Espace « Jacques Copeau ».
«Jusqu’au début des années 80, des particuliers nous louaient le bâtiment actuel (une ancienne surface commerciale) mais au décès du propriétaire, la structure a été mise en vente. Sans l’intervention salvatrice de la Ville, qui a acquis le bien, nous aurions été dans l’impossibilité d’investir pour nous développer», précise Christine Vander Maren, Tournaisienne d’origine.


Sauvé une première fois d’une mort certaine, le Centre Dramatique du Hainaut Occidental a alors navigué dans de meilleures eaux mais de nouvelles embûches n’allaient pas tarder à refaire surface dès la fin des années 90.
« Durant près de dix ans, nous avons connu un énorme creux, nos activités étaient d’ailleurs mises en veille. Pas mal de membres de la compagnie se sont désinvestis et il n’y avait plus que nos ateliers théâtre qui fonctionnaient, poursuit la présidente du petit théâtre.De plus, un manque de gestion et d’implication de la part de la direction précédente se faisait ressentir. Cette dernière avait manifestement trop vécu sur ses acquis».

 

la scènePrès de baisser le rideau en 2009
La question de dissoudre l’ASBL s’est alors posée en 2009, le C.D.H.O étant voué à disparaître si l’activité n’était pas relancée en donnant un fameux coup de jeunesse. Contraint et forcé de réagir, le Conseil d’Administration du petit théâtre leuzois a décidé d’enfin se remobiliser pour inverser le cours des choses.


« Des travaux de réaménagement (agrandissement du bar et réduction de la capacité de la salle à 48 sièges) et de décoration ont été opérés au C.D.H.O, fermé durant six mois. Il importait de recomposer une vraie troupe et d’attirer à nouveau le public, par un aspect convivial et davantage plaisant des lieux».

Aujourd’hui, autour d’une équipe plus dynamique, la mayonnaise semble avoir repris, ce qui fait dire que l’acharnement et la ténacité du CA ont porté leurs fruits.
«Depuis la réouverture en février 2010, nous avons déjà monté six spectacles ! Du côté du public, d’abord curieux de voir les métamorphoses, nous avons récupéré une cinquantaine de Leuzois très fidèles. Je suis au final très contente du pari que nous nous sommes lancé, avec l’ambition de mettre en évidence les jeunes auteurs, de produire nos spectacles et d’accueillir les compagnies », conclut notre interlocutrice, qui bénéficie pour information de subventions de la Région wallonne en ce qui concerne les trois emplois APE, et de fonds de fonctionnement délivrés par la Communauté française.¦

 

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